A la fin des temps

- 9 - La Terre est-elle notre propriété? (d’Hermann Ilg) Dans les années 80, la question de la protection de l'environnement est devenue un sujet politique de plus en plus important. On s'est peu à peu rendu compte qu'aucun peuple ne pouvait se soustraire à sa responsabilité globale pour le maintien de conditions de vie saines. Malheureusement, cette prise de conscience élémentaire n'a pas encore conduit aux conséquences nécessaires pour mettre un terme à une évolution fatale dans les pays industrialisés comme dans les pays du tiers-monde et pour l'orienter vers de nouvelles voies qui auraient fait du principe de l'interdépendance le point central des planifications et des actions. Une telle approche aurait permis, tout naturellement, d'ouvrir des voies entre les besoins des hommes et les IDÉES CRÉATRICES divines et de préserver la CRÉATION. Au lieu de cela, nous avons préféré explorer les phénomènes extérieurs du monde et examiner ses propriétés physiques et chimiques en fonction des possibilités d'utilisation sans tenir compte des effets sur les conditions de vie naturelles et sans reconnaître la substance divine qui est à la base de tout ce qui vit. Pour cette raison, nous sommes restés attachés à notre petite Terre et nous avons limité notre vue à tout ce dont nous avons besoin pour nos besoins quotidiens. Voilà aussi pourquoi nous considérons notre planète comme notre propriété, dont nous pensons pouvoir disposer à notre guise. Il ne nous vient apparemment pas à l'esprit que la Terre ne nous a été confiée que comme un lieu d'apprentissage et de purification pour notre développement spirituel supérieur, qu'elle fait partie intégrante de notre système solaire et qu'elle fait partie d'un ordre supérieur de la Création. En conséquence, nous devrions également développer un sens de responsabilité plus élevé vis-à-vis de la Création, qui devrait se fonder sur l'essence spirituelle de notre être. ● Toute vie est mouvement, et tout mouvement implique un principe spirituel. Cela vaut pour les plus grands systèmes stellaires aussi bien que pour les plus petits éléments constitutifs de la matière physique, les atomes. Partout se manifeste un ordre suivant des lois, dont le non-respect par l'homme a pour conséquence la souffrance et la maladie, et finalement la destruction de son espace vital. Il semble que notre monde doive craindre cette dernière conséquence, car les plus hautes instances cherchent des moyens d'enrayer efficacement une telle évolution catastrophique, qui se traduit déjà par des périodes de sécheresse prolongées et des inondations dévastatrices. En 1989, l'Assemblée générale de l'ONU avait déclaré les années 90 «Décennie de la prévention des catastrophes». 2 Le comité allemand était composé d'experts de l'économie, de l'aide au développement, des services météorologiques et de secours, de la recherche ainsi que de la politique et des médias. Du point de vue des experts allemands, une augmentation des catastrophes naturelles dans le monde ne peut être exclue, les changements environnementaux liés à la civilisation, comme l'effet de serre redouté, pouvant jouer un rôle possible. L'Office météorologique de Fribourg a mené des études récentes sur la question du changement climatique et a conclu que l'été 1991, déjà enregistré comme l'année la plus sèche depuis le début des relevés météorologiques au milieu du siècle dernier, se révélerait le signe prémonitoire d'un changement climatique. Les études, qui s'appuient sur les dernières tendances mondiales et sur l'analyse de données régionales collectées depuis des décennies, ont finalement mené à un pronostic alarmant: 2 A ce sujet, voir l’exposé «Scénarios d'avenir issus des sciences humaines et de la prophétie» ("Zukunftsszenarien aus Geisteswissenschaft und Prophetie")

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